Le deuil : et si l'acceptation était la plus belle preuve d'amour ?
- Marina GALANT

- 1 août
- 3 min de lecture

Aujourd'hui, cela fait neuf ans que ma maman nous a quittés.
Neuf ans.
Il y a des dates qui restent gravées dans le cœur. Elles ne font plus forcément aussi mal qu'au premier jour, mais elles nous invitent à nous arrêter un instant, à nous souvenir, à honorer ceux que nous avons aimés.
Aujourd'hui, j'avais envie de partager avec vous ce qui m'a permis, au fil des années, d'avancer malgré la douleur, l'absence et le manque.
Parce que le deuil ne concerne pas uniquement la perte d'un être cher.
Nous faisons tous, au cours de notre vie, l'expérience de multiples deuils : la fin d'une histoire d'amour, un licenciement, un déménagement, la perte d'un animal, un projet qui n'aboutit pas, une amitié qui s'éteint, une maladie, une version de nous-même que nous devons laisser derrière…
Le deuil est universel.
On parle souvent des différentes étapes du deuil : le choc, le déni, la colère, le marchandage, la tristesse, puis l'acceptation. Ces étapes ne sont ni linéaires ni obligatoires. Nous pouvons avancer, reculer, revenir en arrière. Chacun chemine à son rythme.
Mais s'il y a une clé qui, pour moi, a profondément transformé ma manière de traverser les épreuves, c'est l'acceptation.
Ceux qui me connaissent ou qui me suivent depuis plusieurs années savent à quel point ce mot revient souvent dans mes accompagnements. Parce que je l'ai expérimenté dans ma chair avant de le transmettre.
L'acceptation n'est pas la résignation.
Elle ne signifie pas que l'on est d'accord avec ce qui est arrivé.
Elle ne veut pas dire que ce n'était pas injuste, que ce n'était pas douloureux ou que cela n'aurait pas dû être autrement.
Accepter, c'est reconnaître que l'événement a eu lieu.
C'est cesser de lutter contre une réalité que nous ne pouvons plus changer.
C'est arrêter de rejouer sans cesse le film en se demandant : « Et si j'avais fait autrement ? », « Et si j'avais vu plus tôt ? », « Et si… ».
Parce que la vérité, aussi difficile soit-elle, est que certaines choses échappent totalement à notre contrôle.
Je n'aurais jamais pu sauver ma maman de sa tumeur au cerveau.
Cette réalité a été extrêmement difficile à accueillir.
Et pourtant, c'est précisément en acceptant mon impuissance que j'ai commencé à retrouver un peu de paix.
Il y a une autre croyance qui m'a énormément aidée.
Je ne cherche à convaincre personne. Je partage simplement ce qui m'a soutenue.
Je crois que nous sommes avant tout des âmes venues vivre des expériences sur Terre.
J'aime penser que, quelque part, nos âmes avaient choisi ce chemin. Que ma maman est partie à 60 ans. Que, de mon côté, j'ai eu à vivre la perte de ma mère à 37 ans.
Non pas parce que c'était "bien" ou souhaitable.
Mais parce que cette expérience faisait partie de notre chemin d'évolution.
Cette croyance m'a permis de donner du sens à ce qui, autrement, me semblait insupportable.
Et lorsque ma maman a fermé les yeux, j'ai eu le sentiment que les miens se sont ouverts.
Son départ a profondément bouleversé ma vie.
Il m'a amenée à explorer la spiritualité, à développer une conscience plus vaste de la vie, de l'amour, de l'invisible et de la résilience.
Jamais je n'aurais choisi de perdre ma mère.
Mais aujourd'hui, avec le recul, je peux reconnaître tout ce que cette épreuve a fait naître en moi.
Plus de profondeur.
Plus d'humilité.
Plus de compassion.
Plus de présence.
Une nouvelle direction de vie.
Et le désir profond d'accompagner les autres à travers leurs propres tempêtes.
Avec le temps, il est même possible d'éprouver de la gratitude.
Attention, pas de la gratitude pour la souffrance elle-même.
Mais de la gratitude pour ce qu'elle nous a permis de découvrir de nous-mêmes.
Pour la force que nous ne soupçonnions pas.
Pour les ressources que nous avons développées.
Pour les rencontres qu'elle a rendues possibles.
Pour les nouveaux chemins qu'elle nous a invités à emprunter.
Alors, si aujourd'hui vous traversez un deuil, quel qu'il soit, j'aimerais vous dire une chose.
Soyez infiniment doux avec vous-même.
Vous n'avez pas à aller vite.
Vous n'avez pas à "tourner la page".
Vous avez simplement à avancer, un pas après l'autre.
Et peut-être qu'un jour, lorsque vous serez prêt, vous pourrez regarder cette épreuve autrement.
Non pas avec moins d'amour.
Non pas avec moins de nostalgie.
Mais avec davantage de paix.
Aujourd'hui, je pense très fort à ma maman.
Et je la remercie.
Pour tout ce qu'elle m'a transmis de son vivant.
Et, d'une certaine manière, pour tout ce qu'elle continue de m'enseigner depuis son départ.
Si ces mots résonnent en vous, si vous traversez un deuil ou une période de transition, sachez que vous n'avez pas à porter cela seul(e).
Je vous accueille avec bienveillance, sans jugement, à votre rythme.
Et si vous ressentez le besoin d'en parler ou d'être accompagné(e), sentez-vous libre de me contacter.
Avec tout mon cœur,
Marina



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